Un militaire agressé au cutter à La Défense

Publié le 26 Mai 2013

Un militaire agressé au cutter à La Défense

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Un militaire en patrouille Vigipirate a été agressé au cutter, samedi 25 mai à La Défense (Hauts-de-Seine), par un homme qui n'a pas été interpellé, indique la police, confirmant une information du Parisien. Le militaire a reçu un coup de cutter au cou, pas loin de la carotide. Mais "son pronostic vital n'est pas engagé", a précisé la police, car il s'agit d'une plaie non hémorragique. Le parquet antiterroriste de Paris a repris l'enquête, a indiqué le procureur de Nanterre, Robert Gelli.

De sources policières, l'agression se serait produite à 17 h 54 dans la salle d'échange du RER, où se trouvent beaucoup de caméras de vidéosurveillance, dont les images pourront être exploitées. Le militaire blessé, le première classe Cédric Cordier, 23 ans, issu du 4e régiment de chasseurs de Gap, était en tenue, participant à une patrouille mixte classique armée-police de trois hommes.

L'agresseur, toujours en fuite, n'a pas pu être identifié. Mais la police évoque un homme de type nord-africain âgé d'environ 30 ans. Selon nos informations, le suspect portait un pull beige, et avait la tête couverte d'un bonnet ou d'une calotte blanche. Mais impossible de dire pour le moment s'il portait ou non une djellaba, comme certains médias ont pu l'affirmer. Il s'est enfui en direction du centre commercial des Quatre-Temps.

SELON HOLLANDE, PAS DE LIEN AVEC LONDRES

Depuis Addis-Abeba, où il est venu assister au 50e anniversaire de l'unité africaine, François Hollande a réagi à cette agression. Il a refusé de faire tout lien avec le meurtre, mercredi, d'un soldat britannique à Londres.

"Nous devons regarder toutes les hypothèses. Je ne pense pas qu'à ce stade il puisse y avoir un lien [avec l'agression de Londres]. Nous demandons à tous nos soldats, y compris Vigpirate, de relever encore leur attention et leur vigilance", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Nous ne connaissons pas encore les conditions et les circonstances exactes de l'agression, ni même la personnalité de l'agresseur, mais nous devons regarder toutes les hypothèses et nous n'en négligeons aucune", a déclaré M. Hollande

"ON A VOULU LE TUER PARCE QU'IL EST MILITAIRE"

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu samedi soir au chevet du militaire, a affirmé qu'"on a voulu (le) tuer parce qu'il était militaire", et souligné sa détermination à mener avec son collègue de l'intérieur Manuel Valls "une lutte implacable contre le terrorisme". Le militaire blessé est dans un état "rassurant, satisfaisant", selon lui.

Plus tôt dans la soirée, les deux ministres Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian, avaient réagi à cette agression. Dans un communiqué conjoint, ils "condamnent avec la plus grande fermeté la lâche agression dont a été victime un militaire en fin d'après-midi dans le quartier de la Défense, près de Paris".

Le militaire "effectuait une patrouille mixte composée de militaires et de policiers dans le cadre de la mission Vigipirate, essentielle à la protection des Français et à la surveillance des sites sensibles", disent-ils. "A cette heure, le militaire est hospitalisé et mis hors de danger", ajoutent-ils, témoignant "leur solidarité aux collègues du jeune homme qui assurent au quotidien la sécurité de la France et des Français".

Sur Twitter, quelques personnes politiques ont apporté leur soutien au militaire blessé, comme la secrétaire générale de l'UMP Valérie Pécresse et le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.

"Je forme le vœu que l'auteur de cette lâche agression d'une violence insupportable soit rapidement retrouvé et fermement sanctionné", a annoncé dans un communiqué le premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

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Rédigé par jeanfrisousteroverblog

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