OTAN Au village de la Ganzau , du côté des anti-Otan (15h30)
Publié le 3 Avril 2009
Sur le camp des anti-Otan, une troupe de clowns qui venait de donner un spectacle d’une vingtaine de minutes, en tout début d’après-midi, est montée à bord d’un bus pour aller manifester.
Le véhicule s’est dirigé vers le centre ville. Ce bus a été repéré vers 14h30 par les forces de l’ordre et a été bloqué route du Polygone. Le car a été encerclé par les policiers qui ont contraint le chauffeur à faire demi-tour.
L’un ou l’autre passager a essayé de quitter le véhicule, provoquant une intervention immédiate des forces de l’ordre. Le bus est bloqué sur la route et encerclé par les forces de l’ordre. La circulation est bloquée vers l’extérieur de la ville.
Il n’y a pas eu d’interpellation. Ni de contact entre forces de l’ordre et clowns anti-Otan.
Un peu plus tard, vers 15h30, le bus est route du Neuhof. Des clowns ont quitté le bus et dansent dans la rue. Les policiers sont autour et n’interviennent pas.
Au village des anti-Otan, ambiance calme en début d’après-midi. Plusieurs milliers de personnes sont sur place. Des militants s’entraînent aux actions de désobéissance civile, d’autres assistes à des conférences sur le nouvel ordre mondial, les luttes menées par les marxistes-léninistes au Mexique etc.
Les événements de la veille sont dans toutes les conversations. La presse, notamment les DNA, est affichée sur un grand panneau que les anti-Otan lisent par groupe.
Le groupe des autonomistes -les plus déterminés des anti-Otan, a gagné en importance et doublé de volume depuis la veille. Ces militants continuent d’arriver au village de la Ganzau.
Quelque 500 pacifistes et militants d’extrême gauche de 21 pays ont entamé aujourd’hui dans la banlieue de Strasbourg, à quelques heures de l’ouverture du sommet de l’Otan, un « contre-sommet » pour réclamer la fin d’une alliance « en crise ».
« Beaucoup plus de monde voulait venir, mais ils ont été bloqués dans les embouteillages » provoqués par les restrictions de circulation dans et autour de Strasbourg, a déploré Arielle Denis, membre de la coordination française anti-Otan.
« Nous devons mettre un terme à l’Otan en tant que force mondiale d’intervention militaire », a proclamé la journaliste américaine Phyllis Bennis, de l’Institute for Policy Studies à Washington, dans un discours inaugural très applaudi.
« Nous avons eu de grands espoirs avec l’élection du président américain Barack Obama, mais sur la question d’un retrait d’Afghanistan ils ont été déçus jusqu’ici », a souligné Mme Bennis, venue à Strasbourg pour dire aux pays de l’Alliance « d’arrêter leurs interventions militaires, d’arrêter d’occuper les pays d’autrui ».
Il s’agit de « démontrer qu’une autre logique est possible que cette logique de guerre », a souligné Lysianne Rolet, d’ATTAC France.
Depuis la fin de la guerre froide, « l’Otan est dans une profonde crise, et notre but principal est de relancer dans le débat sur la fin de l’Otan », a souligné Reiner Braun, de la coordination internationale anti-Otan.
Condamnant les violences qui ont émaillé jeudi une première manifestation anti-Otan, Reiner Braun a estimé qu’elles avaient été le fait d’une « petite minorité » des quelque 3.0O0 occupants du « village anti-Otan »« bande » du quartier sensible du Neuhof. (campement installé au sud de Strasbourg), appuyés par une
La coordination anti-Otan négociait toujours avec les autorités, vendredi à la mi-journée, le parcours de la grande manifestation internationale qui, selon le plan imposé, doit débuter samedi après-midi du Pont de l’Europe, entre Strasbourg et Kehl, et doit cheminer en boucle dans une zone industrielle déserte.
Rainer Braun a salué comme une première victoire d’avoir obtenu le principe de la libre circulation sur le pont : « Le pont de l’Europe est libre », s’est-il réjoui.
G.B. et P.F.
( source dna.fr )
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