Le G20 sauve le dollar!
Publié le 7 Avril 2009
Le G20 sauve le dollar!
Le FMI superpuissance économique ?
Le G20 a parlé de beaucoup de choses, des paradis fiscaux, des hedge funds, des normes de comptabilité, il a comptabilisé le total des plans de relance (près de 5000 milliards de dollars) et il a pris une décision concrête : accroître la force de frappe du FMI, qui disposera de plus de 1000 milliards de dollars, qui aura le droit d’émettre une partie de sa monnaie (ce qu’on appelle les droits de tirage spéciaux, DTS), de vendre une partie de son stock d’or, voire d’émettre lui aussi des dettes sur le marché international des obligations.
Enfin on passe au dessus des nations pour traiter d’un problème supranational qui est la finance
mondiale !
Le vrai problème n’est pas traité.
Le dollar, question qui ne sera pas traitée au G20. En fait, une vraie régulation financière mondiale exigerait que le dollar
cesse d’être une monnaie supérieure, ce qui impliquerait une mise sous tutelle de la puissance américaine.
Les Etats-Unis facturent 99% de leur commerce international en dollars. L’Allemagne, principal exportateur de l’Europe,
seulement 68% en euro. L’euro est absent de l’Asie, pratiquement. La quasi-totalité du commerce mondial est facturée en dollars. En fait, l’euro n’a qu’une utilité : faciliter le
blanchiment d’argent. Les grosses coupures (500 et 200 euros) sont très appréciées des mafias.
A coté du dollar, se pose la question des banques centrales...
Comme le souhaitent la Russie et la Chine, qu’il y ait une monnaie supérieure et au dollar et à toutes les autres devises d’ailleurs, il faut une superbanque
au dessus de la BCE, de la FED etc. Une première étape vers la monnaie supérieure, consisterait à rendre l’euro comparable au dollar.
Pour que l’euro devienne une devise comparable au dollar, il faudrait que la livre la rejoigne. « Moi vivant,
jamais ! » hurlait à France-Inter la semaine dernière Howard Davies, le directeur de la London School of Economics.
Toute l’horreur des anglais pour l’Europe continentale dans ce cri, et toute l’horreur de ces profs d’éco - qui ont fait la crise par leur idéologie économique aussi funeste que bornée – pour tout ce qui pourrait toucher à la primauté de la finance.
Henri Bourguinat montre bien dans « l’Arrogance de la finance » comment la suffisance transcendantale des profs d’économie financière a conduit tout
simplement à nier la notion de risque. La monnaie supérieure, ce n’est pas pour demain !
La phrase : « La bourgeoisie commerce et le commerce ne peut pas être une
chose morale. C’est le don qui est moral. » C’est de Sébastien Lapaque, extrait d’un article intitulé « De l’éthique dans le
poulailler. »
( source marianne2.fr )
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