Quand les cadres séquestrent les patrons
Publié le 14 Avril 2009
Quand les cadres séquestrent les patrons
L'idée de ce billet m'est venu le jour de la dernière manifestation unitaire, le 19 mars. J'y ai vu des familles, des jeunes, des vieux et des
cadres travaillant dans des centres de recherche. En discutant avec d'autres blogueurs, l'impression que si les cadres manifestaient, si les familles manifestaient c'est que le mal était
profond et que la demande de correction politique et économique avait lui aussi une intensité que les medias avaient du mal à percevoir ou a retranscrire.
Il y a quelques temps je suis tombé sur une étude du journal du net sur l'emploi des cadres et des jeunes. Vous allez voir que ces quelques
chiffres montrent l'étendue du problème : La précarisation touche les jeunes ça on le savait, sans diplômes ou avec diplômes peu reconnus par les entreprises en mode « code barre
sur la nuque ». Mais aussi désormais les jeunes cadres…
Tout va donc pour le mieux pour eux ? Ce n'est pas si simple. Ainsi, seuls 28 % des jeunes accèderaient à un CDI dès leur premier emploi, les CDD (43 %) et, dans une moindre mesure
l'intérim (23 %), étant très répandus. D'où des salaires moyens de début de carrière très inférieurs au Smic. Les jeunes, stagiaires compris, déclarent ainsi toucher 1 180 euros mensuels.
Une situation qui s'arrange par la suite puisque 62 % des personnes ayant commencé leur carrière en CDD sont aujourd'hui en CDI. Une situation certes moins précaires mais pas question de
rouler sur l'or pour autant : le salaire moyen déclaré par l'ensemble de la population étudiée ne dépasse ainsi pas les 1 331 euros, soit une petite dizaine d'euros au dessus du Smic temps
plein. C'est d'ailleurs le principal point de mécontentement des jeunes actifs qui s'estimeraient satisfaits avec un salaire de 2 114 euros.
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