Les deux copines : Martine et ségolène
Publié le 1 Juin 2009
ET MON OEIL !.
À ceux qui tiennent Martine et Ségolène pour d'irréductibles rivales prêtes à se crêper le chignon, cette photo vient offrir un démenti cinglant. Qui serait assez
perfide pour ne pas reconnaître que ces dames s'y embrassent comme du bon pain ?
Bien entendu, qui voudrait, éventuellement, couper les cheveux féminins en quatre dirait que ce baiser est donné du bout des lèvres et reçu du coin de la
joue.
Un mauvais esprit ferait peut-être observer qu'en dessous des visages qui se frôlent, les cous aux tendons raidis et les
veines gonflées d'on ne sait quelle fièvre révèlent une violence contenue.
Qu'il suffirait d'un peu d'allonge pour que la paume de Martine vienne s'écraser sur la joue de Ségolène, dans une baffe d'anthologie. Auquel cas, il paraît envisageable que la statuette que Ségolène tient en main puisse se transformer en objet contondant.
Mais ce ne sont là qu'extrapolations oiseuses que les propos tenus par les deux copines ont contredites avec éclat.
Les filles, qui, pour l'occasion, étaient l'une comme l'autre vêtues du blanc candide qui annonce la candidate, se sont, mutuellement et énergiquement, ciré les
escarpins, se donnant du « chère Martine » et du « chère Ségolène » long comme le bras.
Qu'il n'y a pas même l'épaisseur d'un cheveu pour fissurer l'harmonie socialiste, cela va sans dire.
Mais ça va peut-être encore mieux en le disant.
Anne Pourrillou Journiac Source Sud-ouest Dimanche
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