Le Brésil a commencé à récupérer les restes de l'A330

Publié le 4 Juin 2009

Les causes de l'accident restent toujours floues. Certains évoquent une vitesse «erronée», voire une «désintégration» en vol.


 

Un C-105 des forces aériennes brésiliennes décolle de l'aéroport de Fernando de Noronha, le 3

Un C-105 des forces aériennes brésiliennes décolle de l'aéroport de Fernando de Noronha, le 3 juin 2009. L'armée brésilienne est la première à avoir découvert les débris de l'A330. (© AFP Evaristo Sa)

16h00: Le Bureau Enquête Accidents (BEA) et Airbus ont démenti les informations du «Monde», qui avançait ce matin que le constructeur allait publier une recommandation destinée à toutes les compagnies utilisant l'A330. Celle-ci prévoyait, selon le quotidien, de rappeler «qu'en cas de conditions météorologiques difficiles, les équipages doivent conserver la poussée des réacteurs et l'assiette correctes pour garder l'avion en ligne».

15h30: Les restes de l'Airbus d'Air France ont commencé jeudi à être récupérés dans l'océan Atlantique, selon un porte-parole de l'armée de l'air brésilienne.

12h45: Air France a confirmé aux familles des victimes de l'A330 qu'il n'y avait plus «aucun espoir» de retrouver des survivants. La direction de la compagnie a expliqué que «l'avion n'avait pas pu amerrir», qu'il s'était «désintégré soit en l'air soit au contact de l'eau».

12h30: Les avions militaires français déployés dans la zone de recherche du vol AF447 d'Air France n'ont pas encore détecté de débris susceptibles de provenir de cet appareil, selon l'état-major des armées à Paris. Outre des moyens aériens, deux bâtiments de la Marine nationale sont mobilisés. La frégate Ventôse est attendue «sur zone» dimanche et le Mistral, pourrait arriver dans la région dans le courant de la semaine prochaine. Ces deux navires embarqueront des hélicoptères.

12h00: Plusieurs versions sur les circonstances de l'accident de l'A330 circulent depuis hier dans la presse internationale. Libération.fr fait le point.

«Le Figaro» évoque ce matin la piste d'une «désintégration en vol» de l'A 330 d'Air France. Selon le journal, les «premières observations ont en effet permis de constater que la zone de dispersion des débris en mer est très étendue», près de 300 km d'après des sources proches de l'enquête. Celles-ci accréditent la thèse «d'une explosion qui aurait touché l'aéronef en plein vol». Pour «Le Figaro», trois explications se détachent: un phénomène météorologique exceptionnellement violent, une brusque dépressurisation ou un attentat terroriste.

11h00: Vitesse «erronée» selon Le Monde

• L'A330 d'Air France volait à une vitesse «erronée», selon le site internet du «Monde», qui cite des sources proches de l'enquête. Airbus devrait d'ailleurs publier une recommandation, validée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) en charge de l'enquête, destinée à toutes les compagnies utilisant ses biréacteurs A330. L'objectif est de rappeler «qu'en cas de conditions météorologiques difficiles, les équipages doivent conserver la poussée des réacteurs et l'assiette correctes pour garder l'avion en ligne».

• Hier, Libération.fr faisait état du contenu des quatre derniers messages automatiques de l'AF 447, qui, au moment de sa disparition, ne volait pas à l'altitude prévue.

10h00: «Un éclat de lumière blanche»

• Le quotidien espagnol «El Mundo» rapporte les propos d'un commandant de bord de la compagnie espagnole Air Comet qui volait entre Lima et Madrid non loin de la zone du crash du vol Rio-Paris d'Air France. Celui-ci dit avoir vu dans la nuit de dimanche à lundi un «intense éclat de lumière blanche». Il a transmis son rapport à la direction de sa compagnie, laquelle a transmis l'information à Air France, Airbus et à la Direction générale de l'aviation civile espagnole.

«Soudain, nous avons observé au loin un éclat fort et intense de lumière blanche, qui a suivi une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipé en six segments», écrit le pilote. A ce moment, l'avion d'Air Comet se trouvait en latitude à 7 degrés au nord de l'équateur et en longitude à 49 degrés ouest tandis que la position estimée du vol Rio-Paris était sur l'équateur et à 30 degrés ouest, selon El Mundo. Le journal estime que «le rapport du pilote met sur la table une des hypothèses écartées comme cause de l'accident: l'explosion d'une bombe à bord de l'avion».

• Cette version a pourtant été considérée une nouvelle fois comme «improbable» hier par le ministre brésilien de la Défense. «La présence d'huile ou de carburants signifie qu'il est improbable qu'il y ait eu un feu ou une explosion, mais cela n'est qu'une hypothèse», a-t-il prudemment expliqué à Brasilia. Pour lui, il «n'y a aucun signe» qui laisse penser à un attentat.

07h15: Polémique autour des familles des victimes

• D'après le site Globo Online, des familles des 59 victimes brésiliennes de l'Airbus d'Air France ont créé une commission pour suivre les recherches de près. Une trentaine de personnes ont déjà adhéré à cette association. Elles ont demandé à Air France de pouvoir se rendre à Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc (nord-est) pour se trouver plus près du lieu de l'accident, selon Nelson Marinho, père de l'un des passagers. Cependant, dans un communiqué transmis par l'Agence nationale de l'aéronautique (Anac), des familles réunies dans un hôtel de Rio ont toutefois démenti la création d'une association et ont affirmé qu'«aucune personne ou entité n'est autorisée à parler au nom des familles des passagers du vol AF 447 d'Air France».

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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