ET Sarkozy reprend la main sur la sécurité
Publié le 3 Septembre 2009
Le Président s'est adressé ce mercredi aux responsables de la police et de la gendarmerie réunis par un Brice Hortefeux confronté aux mauvais chiffres de la délinquance.
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a demandé que soit interdite la vente de "tous les mortiers de feux d'artifice", a-t-il annoncé mercredi soir lors d'une visite impromptue au commissariat de Sevran (Seine-Saint-Denis). (© AFP Bertrand Guay)
«Je suis venu dire aux policiers et aux gendarmes la confiance que j’ai en eux, que si j’avais nommé Brice Hortefeux comme ministre de l’Intérieur, c’est parce qu’il était le mieux à même d’assurer la sécurité des Français.»
S'adressant aux responsables départementaux de la police et de la gendarmerie rassemblés Place Beauvau, en conclusion de leur réunion organisée par le ministre de
l’Intérieur Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy a demandé ce mercredi aux forces de l’ordre une «mobilisation totale pour la sécurité des Français» afin d’enrayer la hausse de la délinquance.
«Si pendant sept ans nous avons obtenu des résultats remarquables», a-t-il dit, tout en convenant que «depuis le mois de mars, notamment sur les cambriolages, les chiffres ne sont pas
bons». C’est «un discours très lucide, très ferme que j’ai tenu et je me suis engagé sur des résultats, ces résultats, nous les aurons», a affirmé le président.
«Brice a toute ma confiance et vous verrez que dans les prochains mois les résultats seront au rendez-vous. J’ai pris des engagements devant les Français, je ne suis pas homme à ne pas tenir ses engagements, dans ce domaine comme dans les autres», a-t-il continué.
Pour y parvenir, «on va faire un effort considérable sur la vidéo surveillance, un moyen moderne de protéger les Français, et je souhaite qu’on donne
davantage de moyens à la police technique et scientifique, avec le travail sur les fichiers pour l’analyse sérielle des criminels», a-t-il précisé.
«Je vois que de grandes forces politiques comme les socialistes critiquent les résultats (sur la sécurité), mon Dieu!», s’est-il enfin exclamé, «il se trouve que j’ai été le
ministre de l’Intérieur qui a dû prendre les choses en mains après cinq ans d’un gouvernement qui avait vu une explosion sans précédent des crimes et des délits dans notre pays».
(Source AFP) et Liberation.fr
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