Afghanistan - OTAN : un otage américain libéré, son guide tué
Publié le 9 Septembre 2009
Un journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, kidnappé samedi en Afghanistan, a été libéré mercredi au cours d'un raid aéroporté des forces spéciales de l'Otan. Son collègue afghan, ainsi qu'un soldat britannique, ont été tués au cours de l'opération.
Stephen Farrell, qui a également la nationalité britannique, et Sultan Munadi avaient été enlevés dans la province de Kunduz, dans le nord, où ils cherchaient des informations sur le bombardement vendredi de deux camions citernes par les forces de l'Otan.
Dans la nuit, «des forces de l'Isaf et afghanes ont pénétré dans plusieurs habitations à Kunduz et libéré» Stephen Farrell, a indiqué la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. A Londres, le ministère de la Défense a annoncé un peu pus tard qu'un soldat britannique avait péri dans l'assaut, sans plus de détails.
Commando américain ou britannique ?
Selon le gouverneur de Kunduz, Mohammad Omar, il s'agissait d'un «commando des forces spéciales américaines» et le journaliste afghan a été tué «par les talibans». Mais dans son récit à son journal, Stephen Farrell assure que les voix de ses libérateurs étaient celles de «Britanniques» et ne peut dire de quel côté provenaient les tirs qui ont tué Sultan Munadi. Ce dernier avait 34 ans et était père de deux enfants.
Stephen Farrell est le second journaliste du NYT enlevé en Afghanistan en moins d'un an. David Rohde avait été kidnappé en novembre 2008 près de Kaboul avec un journaliste afghan et un chauffeur qui l'accompagnaient, mais il avait réussi, selon le quotidien américain, à échapper à ses ravisseurs en juin 2009.
«Nous étions tous dans une pièce, les talibans ont tous pris la fuite» dès qu'ils ont entendu les hélicoptères, a raconté le journaliste irlandais sur le site internet du NYT. Il s'est précipité dehors avec Sultan Munadi, sous un déluge de balles. Son collègue afghan aurait hurlé qu'il était journaliste mais il a été touché par une rafale, poursuit M. Farrell, assurant ne pas savoir de quel côté venaient les balles. Le NYT a expliqué qu'il n'avait pas rendu publique l'enlèvement et avait convaincu «la plupart des autres médias» de faire de même, «afin de préserver la sécurité des deux hommes».
Suspicions sur le résultat de l'élection
La libération spectaculaire de Stephen Farrell alors que la violence connaît son apogée depuis la campagne pour l'élection présidentielle, dont les résultats définitifs ne sont toujours pas connus.
Les derniers résultats partiels livrés mardi par la Commission électorale donnent une confortable avance au président sortant Hamid Karzaï, avec 54,1% des voix contre 28,3% à son principal rival Abdullah Abdullah, selon un décompte portant sur 91,6% des bureaux de vote. La communauté internationale multiplie les pressions sur les autorités électorales pour faire toute la lumière sur de très nombreuses plaintes pour fraudes durant le scrutin.
Source Leparisien.fr
/image%2F0553228%2F20150727%2Fob_40b01b_endaia-foto-pour-la-mirnalopa-nena-mir.jpg)
