Méhaignerie prône une suppression de l'impôt sur la fortune

Publié le 10 Septembre 2009

Auteur Sophie Huet
Après avoir abandonné la révision des niches fiscales pour la loi de finances 2010, Pierre Méhaignerie plaide pour une remsie à plat de la fiscalité. (Photo Sébstien Soriano/ le Figaro)
Après avoir abandonné la révision des niches fiscales pour la loi de finances 2010, Pierre Méhaignerie plaide pour une remsie à plat de la fiscalité. (Photo Sébstien Soriano/ le Figaro)

Le président UMP de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie, défend aussi la suppression d'une partie du bouclier fiscal.

Pierre Méhaignerie a jeté un pavé dans la mare en affirmant, dans une interview au «Monde» daté d'aujourd'hui, qu'il « serait juste et courageux de supprimer, comme dans tous les pays européens, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et une partie du bouclier fiscal » et de créer « en contrepartie, une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu ». Le président UMP de la commission des affaires sociales de l'Assemblée indique qu'il « défendra » ces propositions en accord avec le rapporteur général du budget à l'Assemblée Gilles Carrez (UMP), son homologue au Sénat, Philippe Ma­rini, et le président centriste de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis. « L'ISF, qui rapporte moins de 3 milliards d'euros, continue à faire des dégâts, provoque des délocalisations d'entreprises et des ventes à des tiers. Il serait plus juste de créer une tranche d'impôt supplémentaire qui rapporterait selon moi 4 milliards d'euros », déclare Méhaignerie au Figaro. L'élu breton a conscience que la réforme n'est pas pour demain, « mais le rendez-vous est nécessaire », insiste-t-il.

Les libéraux de la majorité réclament depuis des années la mort de l'ISF, qui touche de plus en plus de Français en raison du boom de l'immobilier. Cette nouvelle salve sera-t-elle plus efficace ? Si le villepiniste François Goulard « attend le passage aux actes mais reste sceptique », Patrick Ollier, le président UMP de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, juge « étonnante une telle initiative alors qu'aucune concertation n'a eu lieu au sein du groupe UMP ». Porte-parole du Nouveau Centre, Maurice Leroy juge que « la priorité, c'est la suppression des niches fiscales ».

 

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Source Sudouest.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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