Festival Zinemaldia : Brad Pitt a enflammé Saint-Sébastien
Publié le 19 Septembre 2009
ESPAGNE. Le « plus petit des grands festivals » de cinéma déroule le tapis rouge au célèbre acteur américain
Nuée de flashes, de caméras, quelques larmes, des cris... Les groupies les plus jeunes avaient à peine 12 ou 13 ans. Parfois accompagnées de leur mère, elles se massaient aux portes de l'hôtel Maria Cristina, le luxueux refuge de tous les acteurs, et du Kursaal, le palais des congrès transformé en palais du festival...
Saint-Sébastien s'est départie, hier, de son habituelle réserve pour accueillir l'acteur le plus médiatique du moment, l'Américain Brad Pitt, accompagné du réalisateur Quentin Tarantino venu présenter leur dernier film, « Inglorious Basterds », au Zinemaldia.
Effervescence rare
Plus de 300 journalistes les attendaient dans une effervescence rarement vue. Les deux hommes ont plaisanté. Show de complicité. Le duo a joué la corde de la gentillesse, y compris avec les fans qui ont eu droit à des autographes mais pas au moindre baiser volé.
« Le » phénomène médiatique a reconnu que la célébrité est lourde à porter mais qu'elle réserve aussi ses bons moments.
La difficulté, a-t-il ajouté, est d'en préserver ses enfants : « Tout un équilibre à trouver », a-t-il laissé tomber. Le tournage fut « parfait ». À ce jour, a-t-il ajouté, il n'a pas de projet précis.
Arrivé seul (sans sa compagne Angelina Jolie) dans son jet privé, Brad Pitt quitte aujourd'hui même une ville heureuse de s'offrir neuf jours d'évasion dans les salles obscures. En quatre jours, quelque 65 000 entrées se sont arrachées ! L'affluence du public a toujours constitué l'une des armes les plus solides du festival basque qui vit là sa 57e édition.
Tenir son rang
Il est considéré comme le « plus petit parmi les grands » (près de 3 000 personnes accréditées tout de même) derrière Cannes, Venise, Berlin... Son budget ne représente que la moitié de la manifestation berlinoise. C'est dire si Saint-Sébastien - qui ambitionne d'être capitale européenne de la culture en 2016 - doit faire des prodiges d'imagination pour tenir son rang.
Derrière ses énormes lunettes noires, Brad Pitt lui aura permis de démarrer sur les chapeaux de roue dans une conjoncture de crise qui aura obligé les organisateurs du festival à se surpasser. Les dépenses superflues ont été gommées (y compris pour la soirée de gala d'hier).
Laurent Cantet président
« Inglorious Basterds », projeté hier soir, a évidemment fait salle comble. Le film évoque une vengeance sanglante orchestrée durant la Seconde Guerre mondiale après l'extermination d'une famille juive par les Allemands. Une section de soldats américains sera le bras armé de l'unique survivante du massacre.
Brad Pitt en est le personnage principal. À Cannes, néanmoins, le prix de la meilleure interprétation est revenu à l'acteur Christoph Waltz dans le rôle du « méchant » nazi.
Cette année, Saint-Sébastien - qui accorde traditionnellement une large place au cinéma latino-américain - a ouvert grandes les portes au cinéma français. Le président du jury de la section officielle n'est autre que le réalisateur Laurent Cantet, qui connaît bien le festival puisqu'il y présenta son premier long-métrage en 1999.
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