Obama accusé de racisme : des annonceurs boycottent Fox News
Publié le 7 Octobre 2009
Glenn Beck, un animateur-vedette de la chaîne américaine Fox News, avait, en juillet dernier, taxé le président Obama de
"racisme".
Après une campagne anti-Beck appelant au boycott de Fox News, la chaîne conservatrice perd, depuis début septembre, des annonceurs sur une tranche horaire de fortes audiences.
Une dépêche AFP faisait savoir ce matin qu'un annonceur britannique (les supermarchés Waitrose), avait "retiré toutes [ses] publicités de la chaîne Fox News [en Grande-Bretagne] avec effet immédiat et pour toutes les futures campagnes télévisées de publicité" de la marque. Le porte-parole de la compagnie a justifié ce retrait de Fox News en sous-entendant que le contenu de la chaîne n'était plus "conforme aux valeurs" de Waitrose.
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L'AFP rappelle que Glenn Beck "avait déclenché une polémique en juillet en affirmant sur la chaîne qu'Obama avait «une haine profonde pour les blancs»"
Glenn Beck accuse Obama de racisme Cette vidéo a d'ailleurs été mise en ligne sur un compte Dailymotion très critique envers la réforme de la santé aux Etats-Unis. |
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Cette charge n'était pas la première de Beck à l'encontre du président américain et de ses collaborateurs.
Van Jones, le conseiller d'Obama aux "emplois verts", avait subi cet été les foudres de l'animateur de Fox News. Face à des attaques répétées dans le Glenn Beck's Show, Jones avait dû se justifier sur son passé dans un groupe de socialistes, ou encore sur son soutien à Mumia Abu-Jamal, un ancien des Black Panthers actuellement dans le couloir de la mort. Par la suite, la blogosphère républicaine avait suivi, en publiant notamment une pétition remettant en cause les conclusions officielles des enquêteurs sur les attentats du 11 septembre, sur laquelle l'on peut voir la signature de Van Jones (voir leblog Gateway Pundit, en anglais).
Cette campagne de Fox News contre Van Jones est, selon ce dernier, la raison directe de son départ de l'administration Obama en septembre dernier. Dans le communiqué annoncant sa démission, cité par le site du New York Times (en anglais), il se justifiait ainsi : "Je ne peux pas en conscience demander à mes collègues de perdre leur temps et leur énergie à défendre ou à expliquer mon passé" dans le contexte d'une "campagne vicieuse de dénigrement" à son encontre.
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Le groupe Free Press, après avoir constaté l'influence démesurée de Glenn Beck sur l'opinion et la vie politique américaine, s'est également lancé dans une campagne médiatique, cette fois à l'encontre de l'animateur ultra conservateur. Free Press, en partenariat avec Color of Change (une association pour la promotion des personnalités politiques afro-américaines), s'est fendu d'un montage vidéo des interventions de Beck, destiné à être diffusé en ligne, et notamment sur YouTube.
"Dîtes aux annonceurs d'abandonner Beck" |
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La démonstration se fait par l'absurde, en reprenant certaines déclarations de l'animateur de Fox News destinées à décrédibiliser Van Jones ("un activiste communiste" qui n'est que la partie visible de "l'iceberg") et la réforme de la santé voulu par Obama (qui vise en réalité à "redistribuer les revenus des blancs").
La contre-campagne aura porté : 57 annonceurs (dont Mercedes-Benz USA, Wal-Mart, Best Buy et Travelocity) ont lâché l'émission de Beck début septembre (voir BNet, en anglais). Mais l'animateur a ses supporters : le site SupportGlennBeck.com ("soutenez Glenn Beck") a été crée en réponse à la campagne de Free Press, et en appelle au boycott des produits des firmes qui abandonnent le Glen Beck's Show.
Reste que les audiences de l'animateur-vedette de Fox News continuent de crever les scores, comme le note le Show Tracker, un blog du Los Angeles Times : "Alors que le boycott se poursuit, les audiences de Glenn Beck enflent".
(Par Benjamin Vincent)
Source arretsurimages.net Par la rédaction
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