Faudrait - il un plan Marshall ?

Publié le 31 Janvier 2009

 Après la TEMPÊTE   KLAUS.

 

Les regrets de Denise Saint-Pée, présidente du syndicat d'énergie du 64

 


Denise Saint-Pée est en colère. La conseillère générale (Modem) de Sauveterre, présidente du Syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques (545 communes adhérentes), monte au créneau pour dénoncer le retard pris par la France dans l'enfouissement des réseaux électriques. C'est le Sdepa qui représente notamment les communes du département, propriétaires du réseau électrique, dans leurs relations avec ERDF, la filiale d'EDF.


« Sud Ouest ». « Absence d'enseignements tirés de la tempête de 1999 », « Investissements en baisse sur les réseaux », « Coupures d'électricité régulières » : votre constat est très sévère...

Denise Saint-Pée. Il est sévère mais surtout réaliste. Attention, ce n'est pas la gestion de la crise actuelle que je critique, car je vois bien les énormes efforts des équipes d'ERDF sur le terrain. Je dis simplement que les enseignements de 1999 n'ont pas été tirés et que le réseau n'a pas été suffisamment consolidé.

Depuis l'année 2000, seulement 380 km de réseau, existant avant cette date, ont été enfouis. Sur les 7 000 km du réseau moyenne tension dans le département, ce n'est pas suffisant.

Tous les syndicats d'énergie du pays font le même constat : nous avons besoin d'un véritable plan Marshall en la matière.


Vous dénoncez en effet des investissements en baisse...

 


Au niveau national, les investissements d'ERDF sont passés de 2,5 milliards d'euros annuels au milieu des années quatre-vingt-dix à 1,5 milliard depuis 2000, même si l'on constate une légère remontée depuis 2007. Il est urgent de prendre des décisions fortes et de remonter ces niveaux d'investissements. Pour cela, des choix stratégiques sont nécessaires. Peut-être qu'EDF devrait moins investir à l'étranger afin de donner davantage de moyens à sa filiale ERDF. L'État doit aussi pouvoir peser sur ces choix stratégiques, car il détient quand même 80 % du capital d'ERDF. On ne peut plus se contenter de « mesurettes ».


Vous dites que dans le domaine de l'enfouissement du réseau, la France est en retard par rapport à la plupart de ses voisins européens...


C'est exact. En Allemagne par exemple, 70 % du réseau est déjà enfoui. Dans les Pyrénées-Atlantiques, nous sommes à peine à 30 %.


Enfin, vous estimez que les coupures d'électricité sont trop nombreuses et trop fréquentes dans le département...


Le temps moyen de coupure par usager et par an dans les Pyrénées-Atlantiques oscille autour de cent minutes, alors qu'en moyenne il est de soixante-dix minutes au niveau national.

 


(source sud-ouest   )

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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P
oui, encore une fois le pouvoir n'a pas pris la mesure du problème ...
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<br /> En effet !<br /> <br /> <br />