Nadal six pieds sous terre .L'Espagnol était le favori à Roland-Garros
Publié le 1 Juin 2009
L'Espagnol, favori à Roland-Garros, s'est fait sortir en huitièmes de finale par le Suédois Soderling.
Rafael Nadal, après son match perdu contre Robin Soderling. (REUTERS)
C’est une première: le quadruple tenant du titre à Roland-Garros est battu dans le Grand Chelem sur terre battue, 6-2, 6-7 (2/7), 6-4, 7-6 (7/2). Nadal a été constamment dominé par le Suédois Robin Soderling, 25e mondial, un adversaire qu’il avait pourtant écrasé 6-1, 6-0 il y a un mois au tournoi de Rome.
Paraissant lent, le N.1 mondial n’a pratiquement jamais réussi les coups extraordinaires qui l’ont porté à la tête du tennis mondial. Peu de passings sont sortis de sa raquette, beaucoup de coups droits ont fini dans la filet ou en dehors des lmites du cours.
Il a aussi été incapable de trouver une solution tactique au problème posé par le Scandinave. Il s’est entêté à jouer le coup droit de Soderling, souvent beaucoup trop court, et s’est exposé à la punition.
Cet échec est un énorme coup de tonnerre, car Nadal était arrivé à Paris plus favori que jamais, en tant que détenteur de trois tournois du Grand Chelem sur quatre (Roland-Garros, Wimbledon et Australie).
Certes, il venait de perdre en finale de Madrid contre Roger Federer, mais cette défaite avait été mise sur le compte de l’altitude et d’un marathon de quatre heures disputé la veille.
Non seulement Nadal a été battu, ce qui aurait été une énorme surprise quel que soit l’adversaire, mais en plus il l’a été par un joueur sans référence dans les tournois majeurs et peu à l’aise d’habitude sur terre.
Soderling disputait à 24 ans son premier huitième de finale en Grand Chelem. A Roland-Garros, il avait été éliminé quatre fois aux premier ou deuxième tours en cinq participations.
Le Suédois a connu une réussite exceptionnelle au premier set, notamment au service et en coup droit. Par la suite, il est revenu à un niveau un peu plus conforme à son standing habituel (59 fautes directes), mais Nadal, qu’on n’avait jamais vu aussi faible sur terre battue, n’a pas su en profiter.
Le Majorquin restait sur une série de 31 victoires à Roland-Garros et sur 32 sets remportés d’affilée sur la terre battue parisienne. Sa défaite ouvre un boulevard à Roger Federer, d’autant qu’elle survient au lendemain de celle du Serbe Novak Djokovic, qui faisait figure de N.2 de la saison sur terre battueSource liberation.fr
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