Sarkozy: même Duhamel n'y croit plus
Publié le 24 Septembre 2009
Auteur Régis Soubrouillard
Un président émacié et vieilli, des journalistes potiches, Alain Duhamel ne s'est pas privé de dire ce matin sur RTL ce qu'il pensait du show télé -fatigué- donné
par Nicolas Sarkozy et ses deux acolytes de TF1 et France 2.
Si le discours est toujours volontariste, la mayonnaise ne prend plus. Même l'audience n'est plus au rendez-vous... Du coup le Président s'en prend à cette pauvre
Arlette Chabot. Trop injuste!
Fallait pas l’énerver notre Alain Duhamel national ce matin. Après avoir décrit
« l’exercice de volontarisme ostensible »« Sur le terrain de la politique intérieure, on a, évidemment, d'abord remarqué ce qu'il a dit à propos de Clearstream
puisqu'il a, quand même, commis un énorme lapsus, en parlant de « coupable » au lieu de parler de « prévenu».
C'est d'ailleurs bizarre que cela n'ait pas été relevé par ses interlocuteurs, ce qui prouve que l'usage exagéré de l'oreillette, et le fait d'avoir le nez sur ses notes en permanence fait qu'on n'est pas toujours attentif aux réponses ».
Une autre façon de dire que les intervieweurs sélectionnés par l’Elysée jouent à plein leur rôle de potiches pré-castées. Il serait grand temps que les pontes très inspirés de la communication élyséenne songent à renouveler le genre.
Le côté « Bonne nuit les petits, Nico s’occupe de tout » ne mobilise plus les foules. Et les journalistes qui boivent les paroles du narrateur, rient à ses rares bons mots, ne relèvent jamais ses erreurs et encore moins ses mensonges (les Rafale vendus au brésil, l’annonce prématurée de la fin des paradis fiscaux et du secret bancaire…) ne feront peut-être plus illusion très longtemps. du Président, l’éditorialiste de RTL s’en est pris aux interlocuteurs invisibles de Nicolas Sarkozy :
C'est d'ailleurs bizarre que cela n'ait pas été relevé par ses interlocuteurs, ce qui prouve que l'usage exagéré de l'oreillette, et le fait d'avoir le nez sur ses notes en permanence fait qu'on n'est pas toujours attentif aux réponses ».
Une autre façon de dire que les intervieweurs sélectionnés par l’Elysée jouent à plein leur rôle de potiches pré-castées. Il serait grand temps que les pontes très inspirés de la communication élyséenne songent à renouveler le genre.
Le côté « Bonne nuit les petits, Nico s’occupe de tout » ne mobilise plus les foules. Et les journalistes qui boivent les paroles du narrateur, rient à ses rares bons mots, ne relèvent jamais ses erreurs et encore moins ses mensonges (les Rafale vendus au brésil, l’annonce prématurée de la fin des paradis fiscaux et du secret bancaire…) ne feront peut-être plus illusion très longtemps. du Président, l’éditorialiste de RTL s’en est pris aux interlocuteurs invisibles de Nicolas Sarkozy :
Les courbes d'audience des JT n'ont pas frémi
A trop simuler une confrontation qui n'en est pas une, même le Sarkozy combatif perd de sa superbe.
A trop saturer l’espace médiatique, Sarkozy lasse –une revanche de Jacques Pilhan, le conseiller de Mitterrand et Chirac qui prônait la rareté de la parole élyséenne-. Pour preuve : l’audience, critère essentiel du président, qui se précipite sur les courbes de la Sainte Médiamétrie à chacun de ses passages télés. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy pouvait trouver là un motif de satisfaction et redonnait de la vigueur à des journaux télévisés en difficulté, qui lui en étaient gré. Un échange de bons procédés.
Ce temps est révolu. Hier soir, Nicolas Sarkozy a plombé l'audimat de France 2 et tout juste maintenu les parts de marché de Mme Ferrari. Pire, il n’a suscité aucune curiosité. Sarkozy est passé à la télé comme
si de rien n'était. L'échelle de Richter médiatique n'a rien ressenti. L’intervention télévisée sarkozyste relève désormais de la soupe quotidienne. Hormis ses lapsus qui « révèlent », plus rien ne surprend. Le discours sarkozyste se confond avec le bruit médiatique. Metteur en scène de sa gouvernance et commentateur de sa propre actualité ( ses procès, éventuellement ses amours, sa politique ne se discute pas...), le désir d’entendre le président s’est émoussé.
Même chez les éditorialistes. Alain Duhamel, peut-être bougon de ne pas avoir été du cortège présidentiel, décrit un Nicolas Sarkozy « émacié et un peu vieilli ». Acariâtre peut-être aussi. Si l’on en croît Le Point après l’émission, Nicolas Sarkozy était « à cran », et s’en est pris à Arlette Chabot, « une humiliation d’un quart d’heure ». Au point que la directrice de la rédaction de TF1 est venu à son secours. C’est dire.
Source marianne2.fr
A trop saturer l’espace médiatique, Sarkozy lasse –une revanche de Jacques Pilhan, le conseiller de Mitterrand et Chirac qui prônait la rareté de la parole élyséenne-. Pour preuve : l’audience, critère essentiel du président, qui se précipite sur les courbes de la Sainte Médiamétrie à chacun de ses passages télés. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy pouvait trouver là un motif de satisfaction et redonnait de la vigueur à des journaux télévisés en difficulté, qui lui en étaient gré. Un échange de bons procédés.
Ce temps est révolu. Hier soir, Nicolas Sarkozy a plombé l'audimat de France 2 et tout juste maintenu les parts de marché de Mme Ferrari. Pire, il n’a suscité aucune curiosité. Sarkozy est passé à la télé comme
si de rien n'était. L'échelle de Richter médiatique n'a rien ressenti. L’intervention télévisée sarkozyste relève désormais de la soupe quotidienne. Hormis ses lapsus qui « révèlent », plus rien ne surprend. Le discours sarkozyste se confond avec le bruit médiatique. Metteur en scène de sa gouvernance et commentateur de sa propre actualité ( ses procès, éventuellement ses amours, sa politique ne se discute pas...), le désir d’entendre le président s’est émoussé.
Même chez les éditorialistes. Alain Duhamel, peut-être bougon de ne pas avoir été du cortège présidentiel, décrit un Nicolas Sarkozy « émacié et un peu vieilli ». Acariâtre peut-être aussi. Si l’on en croît Le Point après l’émission, Nicolas Sarkozy était « à cran », et s’en est pris à Arlette Chabot, « une humiliation d’un quart d’heure ». Au point que la directrice de la rédaction de TF1 est venu à son secours. C’est dire.
Source marianne2.fr
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