DSK : pression maximum sur la femme de chambre guinéenne

Publié le 24 Mai 2011

Benjamain Brafman lors d'une conférence de presse le 16 mai (Mike Segar/Reuters)

Depuis Jérusalem, l'avocat principal de Dominique Strauss-Kahn, Benjamin Brafman, assure que son client sera blanchi du viol dont on l'accuse : « Il plaidera non coupable, et il finira par être acquitté », a-t-il déclaré au quotidien israélien Haaretz. La défense enquête sur la personnalité de la plaignante, une femme de ménage guinéenne de 32 ans, à la recherche de failles : ils entendent démontrer qu'elle a inventé les faits dont elle accuse DSK.

Dans sa première interview donnée dimanche à TF1, l'avocat insiste sur sa confiance en l'acquittement de Dominique Strauss-Kahn :

« Mon client a bon moral, il va se défendre vigoureusement. […] Je suis confiant. S'il a droit à un procès équitable, à la fin des audiences, il sera acquitté. »

Trouvée prostrée dans un couloir à 12h30

Des témoignages permettent d'en savoir plus sur les instants ayant précédé le coup de fil à la police par le personnel de l'hôtel Sofitel.

Selon une enquête du Center for Public Integrity, citant plusieurs sources, la femme de chambre qui affirme avoir été agressée par Dominique Strauss Kahn aurait été retrouvée prostrée dans un couloir, à 12h30 après qu'elle se fut, selon ses dires, enfuie de la suite du directeur général du FMI.

Trois personnes auraient écouté son récit avant de saisir le service de sécurité. Selon les témoignages recueillis par le Center for Public Integrity, ils décrivent une jeune femme traumatisée, parlant avec difficulté, et craignant de perdre son travail si elle décidait de porter plainte. Le chef de la sécurité a considéré que son récit était crédible, et a appelé la police.

Elle « crachait par terre »

La femme, ont rapporté ces témoins, crachait de temps en temps par terre ou sur les murs. Selon des témoignages similaires recueillis par The Daily Beast, elle aurait même tenté de vomir dans une salle de bain. Elle a raconté avoir été obligée à pratiquer une fellation sur son agresseur. Sa salive est actuellement examinée par la police scientifique, à la recherche de traces d'ADN qui confirmeraient les dires de la jeune femme.

Photo : Benjamain Brafman lors d'une conférence de presse le 16 mai (Mike Segar/Reuters)

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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