SAUBRIGUES (40) ; Nicolas Sanchez : « On a cassé ma vie »

Publié le 2 Décembre 2009

Alors qu'hier les recherches dans le cimetière se sont arrêtées subitement, Nicolas Sanchez, le mari de la disparue, nous a contactés dans la soirée

Les fouilles du cimetière de Saubrigues ont pris un tour qui laisse à penser que la journée d'aujourd'hui pourrait s'avérer intéressante. (PHOTO PHILIPPE SALVAT)
Les fouilles du cimetière de Saubrigues ont pris un tour qui laisse à penser que la journée d'aujourd'hui pourrait s'avérer intéressante. (PHOTO PHILIPPE SALVAT)

Que le corps de Martine Sanchez, cette mère de trois enfants disparue depuis sept ans, se trouve ou pas dans le cimetière de Saubrigues, ces inspections de tombes que mène la gendarmerie depuis lundi ne visent implicitement qu'un homme : Nicolas Sanchez, son mari. Un homme que la justice a pourtant innocenté en 2005, le relaxant des soupçons qui pesaient sur lui à l'époque. Et ce après l'avoir mis en examen pour « enlèvement, séquestration et homicide volontaire », et incarcéré pendant huit mois en 2003. Si, légalement, il n'est, pour l'heure, pas concerné par le rebondissement de cette affaire, il a néanmoins décidé de se confier, hier soir, depuis son Espagne natale où, à 44 ans, il gère, dans la région de Grenade, une petite exploitation d'huile d'olive.

« Sud Ouest ».

C'est un témoignage recueilli six ans après la disparition de votre femme qui a ramené l'enquête vers le cimetière. Que pensez-vous de ces fouilles ?

Nicolas Sanchez.

C'est très bien. Je suis très content car au moins il n'y aura plus de doute. Au début de l'affaire, ils avaient commencé à le fouiller mais je ne comprends pas pourquoi ils n'avaient pas continué.

Pourtant, vous savez qu'en sondant à nouveau le cimetière, les soupçons se portent encore sur vous ?

Oui. Cette procédure me désigne. Mais j'ai la conscience tranquille. Je n'ai rien fait à ma femme. Mais s'ils croient que c'est moi le coupable, ils déconnent, ils gaspillent des sous pour rien. Quand j'ai eu mon non-lieu, j'ai demandé où était ma femme, on m'a répondu qu'ils n'excluaient pas le suicide. C'est maigre comme réponse.

Que s'est-il passé la nuit de la disparition de votre femme ?

Elle est partie. Elle a quitté la maison. Le matin, avec ma petite fille, lorsqu'on s'est réveillés, on a constaté qu'elle n'était plus là. J'ai alors téléphoné dans sa famille, je pensais qu'elle y était. Et on m'a dit de ne pas m'inquiéter...........

 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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