Vainqueur de St Etienne (3-1), Bordeaux respire mieux ( Football Girondins de Bordeaux )

Publié le 15 Février 2010

FOOTBALL. Les Girondins ont repris trois points d'avance sur Montpellier au bout d'un match crispant, marqué par le penalty raté de Bergessio qui aurait pu coûter cher

Soirée contrastée pour Marouane Chamakh, auteur du premier but bordelais mais à l'origine du penalty stéphanois. (Photo Laurent Theillet)
Soirée contrastée pour Marouane Chamakh, auteur du premier but bordelais mais à l'origine du penalty stéphanois. (Photo Laurent Theillet)

Ils ont souffert, bien sûr parce qu'ils ne forment encore qu'une équipe en pleine convalescence. Mais ils ont remporté, dans cette nuit polaire, un match brûlant, étouffant, qu'ils voulaient être celui de leur rédemption. Ils ont prouvé, en battant Saint-Etienne 3-1, qu'ils ne se laisseraient pas avaler facilement, quand bien même luttent-ils pour retrouver leur aisance des beaux jours. Ils se sont ainsi donné un peu d'oxygène, face à la menace d'un Montpellier insolent de réussite, revenu hier matin à leur hauteur.

Ainsi ont-ils repris trois points d'une marge plutôt mince, comparée à l'avance confortable de dix points totalisés à la trêve, qui leur promettaient alors un couronnement inéluctable. Ils se sont ainsi redonné un droit à l'erreur, puisque leur succès d'hier leur permet de garder Lille à sept points, Lyon à huit et surtout Marseille potentiellement à six, puisque l'OM doit encore jouer un match en retard contre Sochaux.

Sané titulaire

Il reste bien entendu beaucoup à améliorer dans le jeu de cette équipe. Car ce succès ne saurait témoigner d'un réel renouveau, d'autant qu'elle passa tout près de la désillusion lorsqu'à 2-1, M. Fautrel siffla le penalty qui s'imposait pour une main stupide de Chamakh dans sa surface (71e). Mais Bergessio tira son penalty à droite de la cage...

De fait, la qualité du jeu ressembla à celui d'une équipe encore marquée par ses échecs. Blanc, pour se donner de la sécurité et pour préparer au mieux Olympiakos, où Diarra ne sera peut-être pas opérationnel, était revenu à son dispositif Ligue des Champions, en associant Sané à Fernando à la récupération.

Planus et ses copains produisirent trop peu de belles séquences. Ils manquèrent de percussion au bout de leurs attaques et de précision dans leurs dernières passes. Leur succès, ils le signèrent grâce à la rugosité des Stéphanois, qui commirent moult fautes en bonne position.

Ils profitèrent alors de la finesse de pied d'un Wendel retrouvé, pour marquer leurs deux premiers buts, sur coups francs. Sur le premier, sifflé à l'angle de la surface gauche pour une faute sur Plasil, le Brésilien trouva Chamakh, qui se joua du marquage de Benalouane, pour smasher une tête rageuse dans le petit filet gauche (13e). Sur le deuxième, sifflé celui-là un peu plus dans l'axe pour une faute sur Chamakh, l'ancien joueur de Cruzeiro décocha, comme à Cluj la saison dernière, une merveille de feuille morte, qui fila loin du plongeon de Janot, pour se ficher au ras du montant gauche (29e). 2-0, c'était une punition un peu trop large, pour ce que l'on avait vu de cette partie, trop heurtée, trop hachée pour vraiment séduire.

La bombe de Sako

Cela aurait dû, en tout cas, guider leurs pas vers une guérison définitive. Au lieu de cela ils commirent eux aussi, juste avant la pause, une faute aux abords de la surface (Sané sur N'Daw), dont Saint-Etienne profita pour réduire le score, d'une bombe magistrale de Sako (45e). De quoi regretter de n'avoir auparavant accru leur avantage sur cette percée de Plasil pour Gourcuff, qui croisa malheureusement trop son tir (41e).

Ainsi, la deuxième période qu'ils auraient pu négocier à leur guise, se teinta d'une inhibition fébrile, face à la crainte du nul. Il y eut, pour commencer, une tête de Plasil bien captée par Janot (47e).

Mais quoi d'autre ? Juste quelques actions offensives souvent mal terminées, par manque de lucidité. Cela permit à des Stéphanois fringants, d'imposer leur vélocité, leur puissance et la fluidité de leur jeu. Dans cette atmosphère brûlante, Bordeaux soupira lorsque Bergessio tira son penalty à côté. Et obtint sa délivrance sur ce but de Wendel, reprenant au deuxième poteau, ce tir de Gouffran trop croisé (79e).  .......................................................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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