FOOTBALL Bordeaux -Marseille ; Carrasso : « beaucoup de respect pour l’OM »

Publié le 16 Janvier 2010

A deux jours d’affronter son ancien club, le gardien des Girondins affirme que l’aspect émotionnel de cette rencontre n’aura pas d’impact sur ses performances
Cédric Carrasso : "notre vrai ennemi, c’est nous" (Photo AFP)
Ce match face à Marseille peut-il être un tournant ?
Pas pour nous. C’est juste le premier d’une série. Nous avons une série de 19 matches de championnat à jouer. On sait que les mois de janvier-février sont importants pour nous. Ensuite, Marseille ou un autre, cela vaut trois points, pas plus. Après, il y a le contexte psychologique, c’est autre chose. Mais ce qui nous intéresse, c’est le bilan comptable.

Justement, vous pouvez créer un écart important sur Marseille…
Oui mais ce ne sera qu’un écart à la 20e journée. Il y en aura encore 18 derrière. C’est encore long. On est très très loin de la fin. Les calculs, nous les ferons plus tard.

Ce match est tout de même plus important pour Marseille que pour Bordeaux ?
Ca c’est sûr. Nous, nous nous devons livrer une bonne prestation pour gagner ce match, nous appliquer et repartir de la même manière que nous avions terminé 2009. Quoi qu’il arrive, nous sommes là. Certaines équipes ont des pressions différentes de la nôtre. Nous voulons le gagner parce que c’est un match à gagner à domicile face à une belle équipe. Ce sont des grands matches à jouer. C’est toujours plaisant. Mais rien de plus. C’est difficile de débattre des conséquences d’un match comme celui-ci à 18 journées de la fin.
 
Marseille n’a-t-il pas un petit avantage sur vous, qui vient de gagner à l’arraché contre Saint-Etienne ?
Bah, ça ne veut rien dire, ça. C’est comme les équipes qui jouent le jeudi et rejouent le dimanche. Nous, on a affronté le dimanche des équipes qui avaient joué le jeudi en coupe d’Europe, cela ne nous a pas empêchés de perdre. Après, on sait comment ces matches se déroulent. Il y a dix minutes intenses au début, avec le facteur psychologique qui entre en jeu, après on ne sait pas. Ce peut être un match fou ou à l’inverse un match calme. On ne sait pas, de toute façon, nous avons eu droit à tout cette saison.

Au match aller, vous aviez souffert physiquement ?
La qualité de Marseille, en ce moment, c’est d’avoir cet impact physique, comme toutes les équipes essaient de le faire face à nous. La différence entre le match aller et celui-là, c’est que nous avons joué la Ligue des Champions

Niang est revenu, a marqué. Que pensez-vous de lui ?
« Mamad », de toute façon, sera toujours un grand joueur. C’est le plus ancien à l’OM. C’est un grand attaquant, on le sait. On parlait de repères. Or, cela faisait un moment qu’il n’avait pas joué. Pourtant, il rentre, il marque. C’est un grand joueur, il est toujours là. Il sera là aussi dimanche. Avec lui, on n’est pas surpris. On sait qu’il fera son match, qu’il va se battre.

Est-ce « LE » joueur à surveiller ?
Sur le plan offensif, oui. Il est leur meilleure arme. Mais c’est une équipe que nous affrontons et il ne faut pas oublier qu’il y a quelques noms dans cette équipe. Mais c’est vrai qu’il faut le surveiller, car il peut faire la différence tout seul.

Ce match remue-t-il quelques sentiments pour vous ?
Beaucoup moins qu’auparavant, même si j’ai beaucoup de respect pour l’OM, parce que c’est mon club formateur. C’est grâce à lui si j’en suis là aujourd’hui. Je l’ai toujours remercié pour cela. Mais les choses ont changé, je défends de nouvelles couleurs. Nous avons une saison plus qu’excitante à jouer, avec de superbes choses à faire en 2010. Ensuite, je ne peux pas me concentrer sur tout.

Quels objectifs personnels vous êtes vous fixé pour 2010 ?
Gagner des matches. Je n’aime pas me projeter, j’ai appris avec mes blessures à ne plus regarder trop devant. Je profite de chaque match. On sait ce qu’on à faire, avec les coupes nationales.
 
Aujourd’hui Bordeaux avance avec la pancarte de favori sur le dos. Comment le vivez-vous dans le groupe ?
On le vit aussi bien qu’en début de saison, parce qu’on nous l’avait déjà mise en début de saison, au motif que notre effectif n’avait pas beaucoup bougé. Les choses n’ont pas beaucoup changé depuis le début. Le seul truc, c’est que les quatre compétitions sont lancées et que l’on a vraiment envie d’être performant à chaque compétition, d’aller le plus loin possible. Favoris, oui mais on commence à avoir l‘habitude. Du moment que l’on arrive à être concentré sur notre objectif, tout ira bien. Car notre vrai ennemi, c’est nous.

Il y aura un petit duel entre Mandanda et vous. Comment allez-vous le vivre ?
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depuis. Des équipes physiques, nous en avons rencontré quelques unes. Nous avons appris dans ce domaine-là, ça va nous servir.

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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